Le Paris Saint‑Germain a vécu une soirée de Ligue des Champions comme il en connaît trop souvent : un début de match catastrophique, un stade hostile, une défense en lambeaux… puis un renversement venu de nulle part. Menés 2–0 après dix‑huit minutes, incapables de répondre à l’intensité monégasque et privés d’un Ousmane Dembélé blessé, les parisiens ont trouvé leur sauveur en Désiré Doué, auteur d’une entrée en jeu renversante et d’un doublé qui a changé le destin du match. Paris repart finalement du Rocher avec un succès inespéré (3–2), presque miraculeux.




Photos : AS Monaco/PSG/DR
Monaco frappe deux fois, Paris vacille
La soirée avait pourtant commencé de la pire manière. Après seulement 57 secondes, une relance manquée de Nuno Mendes offrait à Aleksandr Golovin l’occasion de centrer pour Folarin Balogun, oublié au second poteau. Matvey Safonov ne pouvait rien faire. Le PSG, déjà fébrile depuis plusieurs semaines, encaissait un premier coup de massue. Et le second arrivait très vite : lancé dans la profondeur, Folarin Balogun déposait Marquinhos et s’offrait un doublé dès la 18ᵉ minute. Paris était sonné, incapable de trouver la moindre verticalité malgré les tentatives de Khvicha Kvaratskhelia et João Neves. Comme si cela ne suffisait pas, Vitinha manquait un penalty et Ousmane Dembélé, déjà incertain la veille, quittait la pelouse blessé. Un choix de Luis Enrique qui fera forcément débat.





Photos : AS Monaco/PSG/DR
Désiré Doué entre… et change tout
Mais ce coup du sort allait tout changer. Car Désiré Doué, entré à la 26ᵉ minute, a transformé le match. Sur son premier ballon, l’ancien rennais déclenchait une frappe du gauche qui trompait Philipp Köhn et ramenait Paris à 2–1. Oreilles bouchées pour célébrer : le message était clair. Et juste avant la pause, Doué frappait encore. Sa tentative du droit obligeait Köhn à repousser dans les pieds d’Achraf Hakimi, qui égalisait. Paris revenait de l’enfer, Paris retrouvait une âme.
Aleksandr Golovin expulsé, Paris en contrôle
Le début de seconde période offrait un nouveau tournant. Coupable d’un tacle dangereux sur Vitinha, Aleksandr Golovin était d’abord averti avant d’être expulsé après intervention du VAR. Monaco se retrouvait à dix, et le match retour au Parc des Princes se jouera sans son maître à jouer. Paris prenait alors le contrôle total du match, et la domination finissait par payer. À la 67ᵉ minute, une combinaison lumineuse entre Achraf Hakimi, Khvicha Kvaratskhelia et Warren Zaïre‑Emery trouvait Désiré Doué dans la surface. Le milieu parisien, danger numéro un depuis son entrée, se faisait justice lui‑même et ajustait Philipp Köhn d’un tir précis pour offrir le 3–2 au PSG. Un but libérateur, un but de patron, un but qui change tout. Monaco, réduit à dix, tentait de résister mais ne parvenait plus à sortir proprement. Paris gérait la fin de match avec maturité, conscient d’avoir renversé une situation presque désespérée. Le PSG quitte finalement le Rocher avec une victoire précieuse, arrachée dans la douleur mais riche de symboles.






Photos : AS Monaco/PSG/DR
Un PSG miraculé, avre un joueur phare transfiguré
Ce barrage aller restera comme le match de la révélation européenne de Désiré Doué. Un but, puis un autre, une action décisive, une personnalité immense : le jeune milieu a porté Paris sur ses épaules. Mené 2–0, le PSG repart avec un succès 3–2 qui change tout. Le retour au Parc s’annonce brûlant, mais une certitude demeure : dans les tempêtes européennes, Paris a trouvé un homme capable de renverser les destins. Un homme… Doué de tout.






Photos : AS Monaco/PSG/DR

