Pour sa deuxième collection chez Dior Homme, Jonathan Anderson poursuit son jeu d’équilibriste entre héritage et subversion. Au musée Rodin, il transforme la rigueur couture en terrain d’expérimentation punk, offrant une vision vibrante et indisciplinée de l’élégance masculine.









Photos : Getty Images/ Dior/DR
Un décor sage, une énergie indocile
Dans le cube de velours gris installé au cœur des jardins du musée Rodin, tout semble calme. Trop calme. Les invités, de Robert Pattinson à SZA, attendent comme avant une déflagration. Et elle arrive dès le premier pas sur le podium. Le styliste ne cherche pas à rassurer. Il cherche à réveiller.
Quand Paul Poiret bouscule Dior
La collection s’amuse à convoquer Paul Poiret, maître des libertés exotiques, pour chahuter les lignes impeccables de Christian Dior. Brocarts transformés en capes, sequins années 1920 glissés sur des jeans slim, silhouettes qui oscillent entre dandysme aristocratique et désinvolture grunge. Les garçons avancent comme des figures hybrides, coiffés de perruques jaunes, vêtus de vestes bar étriquées portées sur des baggy, chaussés de sneakers de skater. Une élégance qui n’a plus peur du désordre.












Photos : Getty Images/ Dior/DR
Une couture qui s’amuse à dérailler
Épaulettes scintillantes sur polos sages, tricots à franges, imprimés XXL, queues de pie en laine torsadée… Jonathan Anderson crée des collisions joyeuses, presque insolentes. Il ne renie pas l’histoire Dior, il la remixe. Il la secoue. Il la fait danser sur un tempo nouveau.
Un vestiaire pour hommes libres
Cette saison, Dior Homme ne propose pas un style, mais une attitude. Une manière d’habiter la couture sans la figer. Une façon de dire que l’élégance peut être romantique, punk, théâtrale ou décontractée, parfois tout à la fois. Jonathan Anderson signe une collection qui ne cherche pas à plaire, mais à vibrer.













Photos : Getty Images/ Dior/DR










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