Mené 0–2 par un OM en quête de rachat, le Paris FC a trouvé dans le dernier quart d’heure une énergie folle pour arracher un nul mérité. Une réaction de caractère qui confirme la montée en puissance du club parisien.




Photos : Paris FC/ Olympique de Marseille/DR
Un Paris FC discipliné, bousculé mais jamais dépassé
Le Paris FC savait que l’Olympique de Marseille arriverait blessé, encore marqué par son élimination en Ligue des champions. Pourtant, les hommes de Stéphane Gilli ont abordé la rencontre avec sérieux, cherchant à contrôler les premières relances et à contenir les accélérations de Mason Greenwood et Pierre‑Emerick Aubameyang. Le plan tenait jusqu’à la 16ᵉ minute, moment où Mason Greenwood débordait dans la surface et forçait Ousmane Mbow à commettre une main. Après intervention de la VAR, l’arbitre accordait un penalty que l’attaquant anglais transformait (0–1). Un coup dur pour un Paris FC jusque‑là solide. Malgré ce retard, les Parisiens ne cédaient pas. Julien Lopez tentait d’apporter de la verticalité, Jonathan Ikoné multipliait les prises d’initiative, et Yohan Demoncy assurait l’équilibre au milieu. L’OM gérait son avantage, mais le Paris FC restait dans le match, accroché, discipliné, déterminé.
Marseille fait le break, mais Paris refuse d’abandonner
Au retour des vestiaires, le Paris FC affichait plus d’ambition, mais l’OM frappait le premier. À la 54ᵉ minute, une récupération haute de Pierre‑Emile Højbjerg lançait une transition rapide : centre parfait de Mason Greenwood, finition de Pierre‑Emerick Aubameyang au second poteau (0–2). À 0–2, beaucoup d’équipes auraient lâché prise. Pas le Paris FC. Les Parisiens continuaient de jouer, de presser, de provoquer. Julien Lopez donnait le tempo, Ilies Housni apportait de la percussion, et Jonathan Ikoné tentait de faire basculer la rencontre. Le tournant arrivait après une perte de balle marseillaise : un coup franc obtenu dans le camp adverse, parfaitement exploité par Ikoné, qui surgissait au premier poteau pour réduire l’écart d’une tête précise (1–2). Jean‑Bouin retrouvait sa voix, et l’OM commençait à reculer.




Photos : Paris FC/ Olympique de Marseille/DR
Un final brulant, Ilan Kebbal fait exploser Jean‑Bouin
Porté par un stade Jean‑Bouin en fusion, le Paris FC poussait dans les dernières minutes. L’OM, fébrile, perdait ses repères et subissait les vagues parisiennes. Dans le temps additionnel, une sortie mal maîtrisée de Gerónimo Rulli offrait un penalty inespéré au Paris FC. Ilan Kebbal, entré pour dynamiser le jeu, prenait ses responsabilités et transformait avec sang‑froid (2–2). Jean‑Bouin explosait. Le Paris FC venait d’arracher un nul qui avait tout d’une victoire.




Photos : Paris FC/ Olympique de Marseille/DR
Un Paris FC courageux, un OM en plein naufrage mental
Ce match restera comme une démonstration de caractère du Paris FC. Menés 0–2, les Parisiens n’ont jamais renoncé, ont continué à jouer, à croire, à pousser. Une performance qui confirme la progression mentale et collective du groupe de Stéphane Gilli. En face, l’OM conclut une semaine cauchemardesque par un nouveau scénario d’effondrement. À Jean‑Bouin, c’est bien le Paris FC qui a donné la leçon de mentalité.




Photos : Paris FC/ Olympique de Marseille/DR

