À travers une exposition poignante au Musée de l’Homme, l’animateur-photographe explore la vieillesse, la mémoire et notre rapport au temps qui passe.


Photos : Nikos Aliagas/musée de l’Homme/DR
L’enfance comme déclencheur
La passion de Nikos Aliagas pour la photographie remonte à l’été 1979, lorsqu’un coffret de clichés familiaux en noir et blanc, offert par sa grand-mère à Missolonghi, lui révèle la puissance de l’image. Il comprend alors que les visages changent, mais que la mémoire, elle, persiste.
Photographier pour résister au temps
Depuis ses débuts à l’Instamatic jusqu’à son travail actuel, Nikos Aliagas photographie ceux qu’il rencontre pour « retenir ce que le temps emporte ». Ses portraits d’anonymes et de personnalités, en noir et blanc contrasté, captent la dignité des corps et des regards marqués par les années.
Une réflexion anthropologique sur la vieillesse
Invité par le professeur Samuel Pavard, spécialiste du vieillissement, l’artiste a rencontré des résidents en Ehpad et intégré ses images à une réflexion plus large sur l’allongement de la vie. La France compte aujourd’hui plus de 31 000 centenaires, contre seulement 200 dans les années 1950, un bouleversement qui redéfinit la place des aînés dans la société.
Vieillir, entre mémoire et avenir
L’exposition interroge la naturalité du vieillissement, les réalités contemporaines de la longévité et les défis à venir pour les seniors, particulièrement vulnérables aux crises climatiques et sanitaires. Le Musée de l’Homme espère ainsi toucher un public large, des jeunes visiteurs aux personnes âgées concernées par ces enjeux.




Photos : Nikos Aliagas/musée de l’Homme/DR
En bref
Les Grands Âges, exposition de Nikos Aliagas et Samuel Pavard, Musée de l’Homme, Paris, jusqu’au 3 janvier 2027.



Photos : Nikos Aliagas/musée de l’homme/DR


