Mené dans le jeu, bousculé dans l’intensité et réduit à dix dans le dernier quart d’heure, le Paris Saint‑Germain a trouvé les ressources pour renverser un Racing Club de Strasbourg inspiré. Une soirée de caractère, portée par Matvey Safonov, Warren Zaïre‑Emery et un Nuno Mendes décisif.




Photos : RC Strasbourg/PSG/DR
Matvey Safonov montre la voie, Senny Mayulu frappe le premier
La Meinau avait des allures de chaudron pour refermer cette 20ᵉ journée de Ligue 1. Strasbourg, porté par son public, entrait dans le match avec ambition. Le Paris Saint‑Germain, lui, arrivait avec la nécessité de réagir après son nul frustrant face à Newcastle. Dès les premières minutes, Matvey Safonov se retrouvait au cœur du récit. Aligné dans un 4‑3‑3 où Ilyes Housni Mbaye, Bradley Barcola et Senny Mayulu composaient la ligne offensive, le gardien russe sauvait les siens à la 21ᵉ minute : une main de Marquinhos offrait un penalty à Strasbourg, mais Tommaso Panichelli voyait sa frappe repoussée par un Matvey Safonov impérial.
Paris respirait… et frappait aussitôt.
Sur une relance complètement manquée de Abakar Sarr, Bradley Barcola surgissait, contrait le ballon et lançait une action confuse dont Senny Mayulu profitait pour ajuster Mike Penders d’un tir croisé du gauche (0–1, 22ᵉ). La réaction strasbourgeoise ne tardait pas. Cinq minutes plus tard, un mouvement collectif splendide conclu par Guéla Doué, servi par Ben Chilwell, remettait les compteurs à zéro (1–1, 27ᵉ), sous les yeux de son frère Désiré Doué, entré plus tard côté parisien. Une première période intense, ouverte, qui laissait présager une suite électrique.




Photos : RC Strasbourg/PSG/DR
Paris pousse, Strasbourg répond : un duel sous tension
Au retour des vestiaires, Paris tentait de reprendre la main, mais Strasbourg affichait une détermination farouche. Ilyes Housni Mbaye cédait sa place à Désiré Doué, qui se montrait immédiatement dangereux : une frappe enroulée à la 56ᵉ minute frôlait le poteau de Mike Penders. Dans la foulée, Achraf Hakimi, servi en retrait par Nuno Mendes, manquait le cadre (57ᵉ). Luis Enrique injectait alors du sang frais avec Kang‑In Lee et Ousmane Dembélé, mais le Racing Club de Strasbourg, bien organisé autour de Lucas Perrin et Ismaël Doukouré, tenait bon. Le match basculait à un quart d’heure du terme. Sur une semelle mal maîtrisée sur Tommaso Panichelli, Achraf Hakimi était expulsé après visionnage vidéo (75ᵉ). Réduit à dix, Paris semblait vaciller. Strasbourg poussait, mais manquait de précision dans le dernier geste.
Warren Zaïre‑Emery éclaire, Mendes délivre
Il fallait un geste fort pour sortir Paris de l’étau. Il est venu de Warren Zaïre‑Emery, encore une fois immense dans l’entrejeu. À la 81ᵉ minute, le jeune international déposait un centre parfait au second poteau. Nuno Mendes, oublié par la défense alsacienne, surgissait et plaçait une tête imparable dans le petit filet (1–2). Un but libérateur, presque contre le cours du jeu, mais symbole d’un PSG accrocheur, capable de résister et de frapper au moment opportun. Les dernières minutes voyaient Strasbourg tenter d’arracher l’égalisation, mais la défense parisienne, Marquinhos, Lucas Beraldo, Nuno Mendes et un Matvey Safonov toujours vigilant, verrouillait la maison.




Photos : RC Strasbourg/PSG/DR
Paris reprend la tête, Strasbourg peut nourrir des regrets
Au terme d’un match haletant, le Paris Saint‑Germain s’impose 2–1 et reprend la tête du championnat avec deux points d’avance sur le RC Lens. Strasbourg, séduisant et courageux, reste 7ᵉ mais peut regretter son manque de réalisme dans les moments clés. Paris, lui, retiendra une chose : même à dix, même bousculé, il sait encore gagner. Une qualité essentielle dans une course au titre qui s’annonce étouffante.






Photos : RC Strasbourg/PSG/DR


