Home / LIFESTYLE / Fashion / Fashion Week de Paris, défilé haute couture Chanel : Chanel ouvre les ailes : le premier songe couture de Matthieu Blazy

Fashion Week de Paris, défilé haute couture Chanel : Chanel ouvre les ailes : le premier songe couture de Matthieu Blazy

Il y avait des débuts qui ressemblaient à des prises de pouvoir. D’autres qui ressemblent à des promesses. Et puis, il y a ceux, plus rares, qui ressemblent à un rêve qu’on attrape au vol. C’est exactement ce que Matthieu Blazy a offert pour sa première haute couture chez Chanel : un moment suspendu, presque irréel, où l’on avait l’impression que tout pouvait basculer dans la magie.

Photos : Chanel/Getty Images/DR

Le Grand Palais transformé en forêt imaginaire

Quand les invités ont pénétré sous la verrière, un souffle a parcouru la salle. Le décor n’était pas un décor. C’était un monde. Une clairière fantastique, peuplée de saules roses, de champignons géants, de couleurs qui semblaient avoir poussé pendant la nuit. On aurait dit que le Grand Palais avait été visité par un botaniste fou ou par un enfant qui rêve trop fort. Les silhouettes de Dua Lipa, Gracie Abrams ou A$AP Rocky, assises au premier rang, semblaient presque irréelles dans ce paysage. Comme si eux aussi avaient été happés dans ce conte.

Un tailleur Chanel qui joue la transparence

La première apparition a été un choc doux. Un tailleur Chanel, oui, mais débarrassé de son armure. Plus de boucles, plus de rigidité. À la place, une mousseline de soie transparente, légère comme un souffle. Le vêtement vibrait, respirait, vivait. Dans une poche, un flacon de N° 5 brodé. Sur une manche, un rouge à lèvres rouge transformé en gri-gri. Des symboles familiers, mais racontés autrement. Matthieu Blazy n’a pas cherché à réinventer Chanel. Il a cherché à la réveiller. Et ça change tout.

Photos : Chanel/Getty Images/DR

La métamorphose: quand les femmes deviennent oiseaux

Puis, sans prévenir, les silhouettes ont commencé à se transformer. Les tissus se sont mis à onduler comme des ailes. Les plissés ont dessiné des plumages imaginaires. Les couleurs ont pris des accents de forêt enchantée. On a vu passer un corbeau noir, mystérieux et souverain. Un pigeon gris, humble mais poétique. Une spatule rose, presque irréelle. Un héron élancé, qui semblait flotter. Un cacatoès huppé, flamboyant comme un éclat de rire. Pas de plumes véritables ou presque. Juste des illusions, des volumes, des vibrations. Comme si Blazy avait compris que la liberté ne se coud pas, elle se suggère.

La couture comme un langage intime

Dans ses notes, Matthieu Blazy écrivait que la haute couture est l’âme de Chanel. Pas une vitrine, pas un exercice de virtuosité. Une conversation. Une histoire qui n’existe vraiment que lorsqu’une femme la porte.

Photos : Chanel/Getty Images/DR

Un défilé comme une parenthèse enchantée, où la mode se met à respirer autrement

Ce défilé, lui, ressemblait à une invitation. À entrer dans une volière imaginaire. À accepter de se laisser emporter. À croire, juste un instant, que la mode peut encore nous faire décoller du sol. Matthieu Blazy n’a pas seulement signé un premier défilé. Il a ouvert un chapitre. Et si l’on en croit ce premier souffle, ce chapitre risque d’être éblouissant.

Photos : Chanel/Getty Images/DR

Étiquetté :

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

I have read and agree to the terms & conditions