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Semi Marathon de Paris 2026 : quand 50 000 cœurs ont couru à l’unisson

Ce 8 mars 2026, Paris n’a pas seulement accueilli un semi-marathon. Elle a accueilli une vague humaine, un souffle collectif, une marée d’histoires. Sous un ciel clair et une énergie électrique, Kenney Kimutai et Ftaw Zeray ont triomphé, mais ce sont les milliers de récits anonymes qui ont donné à cette édition son âme la plus profonde.

Photos : HokaSemideParis/ASO/Kbsp/DR

Kenney Kimutai, le patron de Paris

Il connaît la capitale comme un vieux compagnon de route. Déjà vainqueur l’an dernier, Kenney Kimutai est revenu avec la même détermination tranquille, cette façon de courir qui donne l’impression qu’il flotte plus qu’il ne touche le sol. En 1h00’11, il a signé une victoire nette, maîtrisée, presque chirurgicale. Derrière lui, Timothy Misoi et Thabang Mosiako ont tenté de suivre, mais Paris avait déjà choisi son roi. Victor Moreau, premier Français, a bouclé la course en 1h03’15, porté par les encouragements d’un public qui n’a jamais cessé de vibrer.

Ftaw Zeray, la reine d’un jour… et d’un record

Mais la lumière la plus éclatante est venue des femmes. En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, l’Éthiopienne Ftaw Zeray a offert un symbole magnifique : un record. 1h05’12. Nouveau temps de référence. Une course menée avec une précision d’orfèvre, une accélération tranchante dans les derniers kilomètres, et une arrivée en reine. Sarah Chelangat et Mercy Chepwogen complètent un podium international, tandis que Katia Raoult, première Française, termine 11e avec panache.

Photos : HokaSemideParis/ASO/Kbsp/DR

Paris, 21 kilomètres de vies

Mais ce Semi-Marathon, c’était surtout une mosaïque de destins. Des premiers dossards, des retours après une maladie, des anniversaires symboliques, des promesses tenues et des défis. Et au milieu de cette foule, deux femmes ont incarné la force brute du dépassement.

Sabrina, le défi du cœur

Pour Sabrina, ce semi était l’aboutissement de deux jours intenses. Une course la veille à La Grande-Motte, puis Paris, pour défendre une cause qui lui tient à cœur : la prévention des AVC. « C’était un challenge que je voulais faire pour mon association. Un peu poussif par moment, mais très bien revenue par la suite, avec un temps final plus que correct. » Une victoire personnelle, discrète, mais immense.

Brigitte, la guerrière du dernier kilomètre

Et puis il y a Brigitte, habituée à l’effort, mais qui a vécu l’une des courses les plus difficiles de sa vie. Elle raconte, encore secouée :« J’ai réussi à tenir jusqu’au 21e kilomètre, mais au prix d’un effort surhumain : mes jambes, tremblantes et flageolantes, semblaient refuser d’avancer davantage ; ma vision se brouillait, et une sensation de malaise, proche de l’évanouissement, m’envahissait. À partir du 18e kilomètre, j’ai même cru que mes forces m’abandonneraient définitivement. C’est par la seule volonté de l’esprit, par une détermination sans faille, que j’ai pu franchir la ligne d’arrivée. Mon allure moyenne, de 7 minutes et 5 secondes au kilomètre, cache une réalité bien plus rude : j’ai terminé cette épreuve dans un état de fatigue extrême, presque au bord de l’épuisement. » Elle a franchi la ligne comme on franchit une frontière intérieure. Pas pour un chrono. Pour elle. Pour tenir. Pour ne pas renoncer.

Photos : HokaSemideParis/ASO/Kbsp/DR

Les femmes donnent le tempo

Cette édition a confirmé une révolution : Paris court au féminin. 46 % de femmes au départ. Elles n’étaient que 35 % en 2022.vÉtudiantes, mères, dirigeantes, sportives aguerries ou débutantes : toutes portaient la même ambition, celle de se dépasser. Et de prendre leur place.

Un message fort : « Le SAS manquant »

Mais cette journée n’était pas seulement sportive. Elle était engagée. HOKA et l’association SineQuaNon ont lancé l’initiative « Le SAS manquant », pour rendre visibles celles qui ne courent plus à cause du harcèlement. Un message projeté au départ, comme un cri : « Pour que ce SAS ne soit plus jamais vide, courons ensemble. » Une vague solidaire avec 5 000 dossards associatifs pour 110 associations représentées. Résultats, 1,3 million d’euros collectés. Le Semi de Paris n’est plus seulement une course. C’est un mouvement. Une force collective. Une ville qui court pour les autres autant que pour elle-même.

Photos : HokaSemideParis/ASO/Kbsp/DR

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