Paris verra bien les huitièmes de finale de Ligue des champions, mais sa prestation contre Monaco (2–2) laisse une impression inquiétante. Entre manque de maîtrise, fébrilité défensive et dépendance aux faits de jeu, les signaux d’alerte se multiplient.




Photos : PSG/AS Monaco/DR
Un PSG loin du niveau attendu
Le Paris Saint‑Germain avait pourtant tout pour aborder sereinement ce match retour : un avantage acquis à Monaco (2–3), un Parc des Princes plein, et un adversaire classé 8ᵉ de Ligue 1. Mais comme à l’aller, les parisiens ont affiché un visage brouillon, sans rythme et sans autorité. Pendant près d’une heure, l’AS Monaco de Sébastien Pocognoli a dominé les débats, gagnant les duels, contrôlant les transitions et mettant Paris sous pression dans toutes les zones du terrain. Bradley Barcola n’a jamais trouvé la moindre différence, Vitinha est apparu émoussé malgré son repos, et la défense parisienne a souvent été en retard. Mené à la pause, le PSG n’était plus qu’à un but de l’élimination. Le scénario catastrophe n’a jamais semblé aussi proche.
L’expulsion de Mamadou Coulibaly change tout
Le tournant du match est venu d’un geste de Mamadou Coulibaly : deux cartons jaunes en trois minutes, et Monaco se retrouvait à dix.
Sur le coup franc qui suivait, Désiré Doué déposait un centre parfait pour Marquinhos, qui égalisait d’une tête croisée (60ᵉ). A peine quelques minutes plus tard, Khvicha Kvaratskhelia surgissait dans la surface pour donner l’avantage (66ᵉ). En moins de dix minutes, Paris renversait tout… sans jamais donner l’impression de maîtriser.






Photos : PSG/AS Monaco/DR
Une fin de match qui inquiète
Même en supériorité numérique, le PSG a continué de trembler.
Monaco a réduit l’écart, a poussé jusqu’au bout, et Wout Faes a même frôlé l’égalisation à la dernière seconde. En zone mixte, Khvicha Kvaratskhelia a reconnu que l’équipe avait « perdu en confiance » après le but monégasque, tandis que João Neves assurait que Paris « n’a jamais eu peur ». Luis Enrique, lui, s’est voulu optimiste, parlant d’un groupe « en progression ». Mais les faits sont là : deux buts encaissés en supériorité numérique, une défense fébrile, un jeu sans maîtrise et une qualification arrachée plus que construite.
Un 8e de finale qui s’annonce autrement plus rude
Avec un score cumulé de 5–4, Paris passe, mais Paris inquiète. Et le prochain adversaire , Chelsea ou le FC Barcelone, n’aura rien à voir avec ce Monaco-là.
Pour espérer aller plus loin, Luis Enrique et son groupe devront hausser le niveau… et vite.





Photos : PSG/AS Monaco/DR


