Pour le printemps-été 2027, Antonin Tron poursuit l’écriture de son Balmain avec une collection qui regarde aussi bien vers les salons de l’avenue parisienne que vers les routes brûlantes de la Californie des années 1970. Entre rigueur couture et esprit bohème, le créateur signe un vestiaire lumineux où le voyage devient un art de vivre.
De Paris à Joshua Tree, un même horizon
Il y a cette femme qui pourrait sortir d’un appartement haussmannien avant de disparaître dans les lumières dorées du désert californien. C’est elle qu’imagine Antonin Tron cette saison. Présentée dans les salons de l’Hôtel de Maisons, la collection raconte une traversée. Celle d’une élégance française qui s’émancipe, qui se détend, qui prend le soleil. Les références aux années 1970 irriguent le défilé sans jamais tomber dans la nostalgie. Tout semble porté par un même désir de liberté.
Photos : Balmain/DR
L’héritage Balmain revisité avec douceur
Le créateur puise dans les archives de Pierre Balmain ce qui a toujours fait la force de la maison : le goût de la coupe parfaite, l’amour du travail de l’atelier et une vision sophistiquée de la féminité. Les drapés accompagnent le mouvement, les broderies captent discrètement la lumière et les silhouettes conservent cette allure noble qui fait partie de l’ADN Balmain. Mais sous l’œil d’Antonin Tron, cette sophistication gagne en souplesse et en naturel.
Les dessous deviennent le décor
L’une des propositions les plus intéressantes de la collection naît des coulisses de la couture. Inspiré par des photographies anciennes de défilés, Antonin Tron fait apparaître ce qui reste habituellement caché. Les éléments de corseterie, les détails de lingerie et les constructions internes deviennent visibles et participent à l’architecture du vêtement. Loin de toute démonstration, cette intimité dévoilée apporte profondeur et sensualité aux silhouettes.
Photos : Balmain/DR
Le désert comme promesse de liberté
Les couleurs racontent à elles seules un voyage. Les tons sable, ivoire, ocre, cuivre et or pâle évoquent les paysages de Palm Springs à l’heure où le soleil descend lentement vers l’horizon. Les imprimés semblent usés par le vent, les étoffes se déplacent avec fluidité et les volumes respirent. On imagine des kilomètres de route, des fenêtres ouvertes et cette lumière californienne qui transforme tout ce qu’elle touche.
Un Balmain plus libre
Vestes impeccablement construites, pantalons élancés, blousons aux accents seventies : le tailoring demeure au cœur de la proposition. Mais il se fait moins autoritaire, plus instinctif. Avec cette collection, Antonin Tron continue de façonner un nouveau chapitre pour Balmain. Un chapitre où la puissance n’exclut pas la douceur, où la couture dialogue avec la liberté, et où le glamour parisien prend, pour quelques heures, des airs de coucher de soleil sur la côte Ouest.
Photos : Balmain/DR





















































